Présentation
RIFEN s'attaque à la face la plus concrète et la plus tenace de la fracture numérique : celle qui exclut les femmes des zones rurales, périurbaines et éloignées de l'accès aux outils, aux compétences et aux opportunités du numérique. Là où se cumulent barrières géographiques, économiques, linguistiques et parfois liées au handicap, la transformation digitale risque de laisser durablement de côté des populations entières. « Numérique sans barrières » porte l'ambition inverse : faire du numérique un droit accessible à toutes, quel que soit le lieu de vie, le niveau de revenu, la langue parlée ou la situation personnelle.
Le projet déploie pour cela des formations adaptées et de proximité : alphabétisation numérique de base, usages essentiels (services administratifs en ligne, mobile money, communication, e-commerce), et montée en compétences vers des activités génératrices de revenus. Les contenus sont conçus pour lever réellement les obstacles — supports en langues locales lorsque nécessaire, pédagogie accessible, adaptation aux personnes en situation de handicap, et points d'accès physiques dans les localités mal desservies.
Le rôle de l'UIT. La réduction de la fracture numérique constitue le cœur même du mandat de l'Union internationale des télécommunications, et plus particulièrement de son Secteur du développement (UIT-D). Ce cadre offre au projet plusieurs appuis concrets :
Un adossement aux grandes initiatives de connectivité universelle portées par l'UIT, notamment la coalition Partner2Connect, qui cible précisément les communautés les plus difficiles à raccorder.
Une inscription dans les priorités de l'UIT en matière d'inclusion numérique des populations les plus vulnérables — femmes, populations rurales et personnes en situation de handicap — et de développement des compétences numériques.
Un ancrage dans les standards et les référentiels internationaux de l'UIT en matière d'accessibilité, garantissant que « sans barrières » ne soit pas un slogan mais une exigence de conception mesurable.